En.marge                            Les journées de l'énergie d'EDF, mai 2001

Accueil

Retour à
Reportages & articles

Margino blog

Marginal Newsletters

Vies en marge
(en construction) 

Encyclo perso

SUCCÈS D’EDF AUX JOURNÉES DE L’ÉNERGIE

Mission accomplie ! Organisées du 14 au 20 mai sous l’égide du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, les premières Journées de l’énergie ont rencontré le succès attendu. Dans toute la France, trois cents sites ont été ouverts par les industriels du secteur, permettant au public de s’informer sur les grands thèmes liés à l’énergie. EDF se devait de relever le défi : acteur majeur du monde énergétique, elle reçoit aussi habituellement près d’un million de visiteurs par an dans ses centrales. Elle a donc, fidèle à la promesse de Jean-Louis Di Mayo, directeur de la communication et pilote de l’opération en interne, “ mis toute son expérience en matière de tourisme industriel au service de ces Journées ”. 30 centrales hydrauliques, 21 nucléaires, 13 thermiques, 3 musées et le réseau de distribution de l’île de la Réunion ont ouvert leurs portes aux curieux, et de nombreuses manifestations ont été proposées.

Honneur aux anciens : mis en service en 1932, Lau-Balagnas (Hautes-Pyrénées) est le doyen des trois sites de production choisis par la Vie Électrique pour illustrer l’engagement d’EDF. C’était pourtant la première fois que cette centrale hydraulique de 31 MW, installée sur le Gave d’Azun à proximité d’Argelès-Gazost, se dévoilait au grand public. Du 15 au 17 mai, près de 400 visiteurs (dont 221 scolaires) ont pu découvrir de façon ludique et pédagogique ses locaux et son atelier de réparation hydraulique. “ La réussite a été totale, souligne Jean-Marie Meyer, cadre ressources chargé de la coordination, grâce à l’implication des agents chargés de l’animation qui ont su donner vie au circuit visite et à l’exposition, parler de leur métier, aborder les grandes questions relatives à l’énergie et mettre l’accent sur la problématique locale de la sécurité en aval des ouvrages. De façon plus globale, le résultat positif de cette opération tient également au mode d’organisation retenu, à savoir le mode projet sur le plan local avec un soutien effectif de l’Unité Production Sud-Ouest sur le plan régional. ”

L’ouverture au public n’était pas une découverte pour le CPT de Porcheville, implanté sur la rive droite de la Seine, à 45 km en aval de Paris, près de Mantes. Depuis la première opération porte ouverte, il y a 7 ans, où plus de 9 000 personnes visitèrent la centrale en une journée ; l’accueil sur réservation des groupes est devenu une habitude. “ C’est une mission naturelle pour notre site au fuel qui ne fonctionne en moyenne que 1 000 heures par an, même s’il sait aussi montrer toute l’importance de sa force d’appoint, comme lors des tempêtes de 98 et 99 ”, estime Véronique Millaire, directeur délégué. A tel point qu’après avoir été confiées à un prestataire extérieur, les visites ont été reprises en charge depuis deux ans par un groupe d’agents volontaires, sous un nom éloquent : VOILA, pour Visites Organisées en Interne par Les Agents.

Pour ces Journées, les quarante agents mobilisés ont mis les bouchées doubles : aiguilleurs sur le parking et banderoles sur la clôture. Le contrôle passé, est proposé un film sur les activités d’EDF, rapidement suivi d’une explication des principes de l’énergie thermique. M. Plouvier, du service conduite,  l’illustre avec une cocotte minute qui fait beaucoup d’effet ! La visite proprement dite commence avec la rencontre, à la porte du site, d’un groupe de syndicalistes distribuant des tracts. Ils défendent le service public, la diversification de la production, le projet d’un site au charbon propre. Ils aimeraient aussi voir la Vie Électrique plus ouverte aux organisations du personnel. “Nous avons accepté leur présence car le syndicalisme est également une valeur forte du service public ”, explique Véronique Millaire. De fait, les petits groupes de visiteurs s’arrêtent poliment avant de se lancer dans le grand tour des bâtiments, sous la conduite de plusieurs agents portant leurs casquettes bleues.

Dès le premier arrêt, aux pompes, on comprend pourquoi ces guides se passent le relais (c’est maintenant le tour de M. Plaze, agent technique mécanicien), et pourquoi d’autres sont présents en renfort : sur le terrain, les questions deviennent très précises. Dans chaque groupe se cache toujours un spécialiste de l’un des nombreux métiers qu’une centrale met en œuvre. L’un est chauffagiste, venu “ parce que je passe devant tous les jours depuis 10 ans, et que c’était l’occasion ”, dit-il. Il s’interroge sur les performances de la pompe à vide assurant la pression du système d’eau. Plus tard, après l’atelier de déminéralisation, les condenseurs et la chaudière de la tranche 3, c’est un électricien retraité, impressionné par le spectacle du rotor, qui s’inquiète de la masse dynamique dans la rotation des arbres. Un informaticien s’étonne du “ côté vieillot ” de la salle de contrôle. L’un des agents en vante la fiabilité avec tellement de compétence et d’humour que le nargueur, roulé, est le premier à rire ! “ C’est ce qui explique le succès de cette formule de contact avec le public, conclut Hervé Collardeau, directeur du site. Les agents sont contents de parler de leur travail sur le lieu même de leur travail, les gens le ressentent et tout se passe toujours très bien  Ce dialogue permet aussi aux agents d’être sollicités par le monde extérieur. L’un fait la découverte de la prise de parole en public, l’autre enrichit ses connaissances afin de mieux répondre. Tous sont poussés à élargir leur champ. ”

Avec notre dernier arrêt, la centrale nucléaire de Paluel, nichée au fond d’une anfractuosité taillée dans la falaise du pays de Caux, en Seine Maritime, le changement d’échelle est complet. C’est un prestataire de service externe qui assure habituellement les visites, mais pour ce week-end spécial, les agents ont tenu à montrer le savoir-faire qui leur a valu le record européen de production d’électricité en 2000. Plus de cent bénévoles ont accueilli ou accompagné les visiteurs, leurs stands parsemant tout le parcours. De l’équipe Intervention et Secours jusqu’au véhicule de mesures environnementales, en passant par l’équipe médicale (etc.), chaque service a montré son matériel, expliqué sa tâche, répondu aux questions d’un public nombreux. La petite fête offerte en clôture par Xavier Delerue, chef de mission communication, et Michel Buisset, directeur, n’était pas imméritée : de la plus petite des unités perchée dans les montagnes jusqu’aux grands sites nucléaires, ce sont tous les volontaires qu’il faut  féliciter pour le succès de ces Journées.

Encadré demandé sur les personnalités :

Le 11 mai à Lau-Balagnas, Vincent Gabette, directeur du GEH Adour et Gaves, inaugurait le circuit visite en présence de Hugues Fuzère, sous-préfet d’Argelès-Gazost, des conseillers généraux, maires et enseignants des trois cantons d’Argelès, Aucun et Luz, des principaux acteurs régionaux et locaux (DRIRE, Pêcheurs, Gendarmerie, Canoéistes, etc.). Cet événement a donné l’occasion de communiquer sur la création au 1er janvier 2001 du nouveau GEH Adour et Gaves et de nouer de nombreux contact avec les participants.

Les retombées médiatiques locales des Journées de l’énergie ont été immédiates : articles élogieux sur la centrale de Lau-Balagnas dans la Nouvelle République des Pyrénées du 14 mai et la Dépêche du Midi du 19.

Pas de visite de personnalité à Porcheville. 550 visiteurs sur la période, dont la moitié de scolaires.

Paluel : plus de 1 000 visiteurs dont 500 pendant le week-end. Pas de visite de personnalité.

 

Retour haut de page

Accueil

Retour à Reportages et articles